Il y a quelques jours, nous publiions un article sur l’or qui compose les médailles des JO avec des informations contradictoires… qui ne l’étaient en fait pas. Cours de l’or oblige, les médailles d’or sont en fait composées de 92,5% d’argent et de 1,5% d’or, le reste (6%) étant constitué de cuivre. Les 6 grammes d’or de la médaille sont eux-mêmes purs à 92,5%… Merci à Guillaume de nous avoir éclairés sur le sujet en commentaire de notre article consacré aux médailles d’or des J.O. !

Tout ce qui brille n’est pas or
Or pur, c’est vite dit. Après quelques renseignements pris sur la société minière qui extrait « l’or des J.O. » (mais aussi l’argent et le cuivre), Rio Tinto n’aurait pas les mains très propres et serait même connue pour ses procédés d’extraction polluants. Dommage quand on sait l’éthique qui sert les Jeux Olympiques, il aurait été préférable que l’institution montre l’exemple en employant une filière propre !

Implantée en Australie, Rio Tinto exploite des mines situées aux Etats-Unis et en Mongolie pour extraire les métaux nécessaires à la confection des médailles (8 tonnes en tout pour 4700 médailles !).

« Ne laissez pas Rio Tinto ternir les Jeux Olympiques »
Une manifestation environnementale a eu lieu en avril dernier à Londres pour dénoncer les procédés polluants de Rio Tinto et le non-respect des conditions humaines de travail. « Les actions de Rio Tinto vont complètement à l’encontre des valeurs olympiques d’amitié, de solidarité et de fair play » a déclaré le secrétaire général de l’association United Steelworkers and Unite.

Rio Tinto ne répond pas aux critères olympiques dans son comportement envers ses propres travailleurs et leur famille, bien que le chef exécutif de Rio Tinto s’en défende : « Nous avons des standards rigoureux pour la qualité de l’air, les écosystèmes, la biodiversité, les changements climatiques, l’utilisation de l’énergie, la terre, l’eau et la gestion des déchets. Avant même d’ouvrir une mine, nous planifions à l’avance la façon dont nous allons restaurer le sol à sa fermeture. »

L’or propre pourtant, ça existe !
Des propos qui se veulent rassurants mais ces bonnes dispositions arrivent un peu tard dans l’histoire de Rio Tinto qui a déjà causé beaucoup de dégâts. Dans 4 ans, on espère que le Comité des Jeux Olympiques choisira un meilleur partenaire déjà rompu à l’extraction propre, comme le fondeur Val Cambi qui répond à la charte Clean Extraction et qui utilise de l’or extrait proprement, notamment pour la Vera Valor, dans le respect de l’homme et de l’environnement, avec une traçabilité de l’or de A à Z, suivie par un auditeur externe indépendant, étape par étape.

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